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Cathy Doutreligne

Biographie

Cathy Doutreligne vit et travaille à Paris

VICE VERSA

  

L’Ombre et la Lumière

L’infiniment Petit et l’infiniment Grand

Les Couleurs complémentaires

 

La LUMIÈRE me motive ou plutôt le renouvellement

perpétuel que génèrent ombre et lumière

qui s’opposent et se complètent

dans une euphorie de couleurs.

 

Le paysage peut se laisser «manger» par la lumière

mais c’est l’ombre qui le dessine…

 

L’ESPACE, ou les dimensions des plages de mon enfance.

L’éblouissement !

Entrevoir l’infiniment Petit dans l’infiniment Grand.

Ce rapport d’échelle comparable à une voie lactée…

  

    Le paysage marin est un prétexte intemporel,

un lieu idéal ou se livrent les forces de la nature.

Un décor neutre et vierge. Un paysage sans cadre.

C’est une peinture atmosphérique que je cherche à peindre.

Une captation de l’instant dans un cadre mouvant.

    Le paysage urbain me permet de jouer

avec les contraires, formes organiques et minérales,

pour trouver la «constellation» idéale. L’harmonie.

 

La COULEUR ou l’opposition entre couleurs chaudes

et froides. Entre énergie et fixité…

 

Le contour blanc étant une réminiscence

de mes années Polaroïd. Un halo supplémentaire

à la lumière pour une mise en valeur.

Une tentative de se suffire à soi-même…

Cathy DOUTRELIGNE

L’œuvre de Gosti (né en 1960, à Paris) est indissociable de l’homme, de l’aventurier amoureux de la vie. L’achat de ses premiers blocs de marbre noir en Belgique oriente son chemin qu’une boussole providentielle ne fera jamais dévier malgré les interruptions. La sculpture est rivée au corps. L’amitié, les rencontres, les échecs, les succès (illusoires ?), les amours déçus, les abandons, tout cela construit un parcours résistant à toutes les épreuves du temps comme le granit qui devient son matériau de prédilection, avec le métal. D’un père chaudronnier, il a appris les gestes et la complicité avec la matière. Le chalumeau, la tronçonneuse : des outils ordinaires par lesquels il acquiert son langage. Puisque tout part de l’homme pour y revenir, il donne naissance à une humanité protéiforme. Les figures et les visages sont dégrossis avec violence. Un primitivisme, dont l’origine vient de la rencontre avec les pygmées en Centrafrique et les Inuits de Bafin’s Island, rejoint une solitude existentielle, porteuse d’une œuvre en constant devenir.

Lydia Harambourg

La Gazette Drouot

(N°30 du 11 septembre 2015 p.131)

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